Bulletin 2007

Editorial 2007

Le devoir de mémoire, toujours !


Ce bulletin 2007 est plus concis que celui des années précédentes, car la préparation de l’ouvrage qui sera publié à l’occasion du Centenaire de l’Amicale en 2008, absorbe une grande partie de mon énergie et de mon temps.

Cependant l’histoire et les souvenirs ne nous lâchent pas et nous rappellent sans cesse à notre devoir de mémoire.

Cette année fut riche en commémorations : une plaque a été apposée à l’entrée du vieux Collège en hommage à Jean Pacton et au Groupe des Collégiens de La Châtre engagés dans la Résistance ; le nom de Marguerite Fouchet a été donné au Gymnase de la Ville et de la Communauté de Communes ; un hommage a été rendu à Jean-Louis Boncoeur à Rezay dix ans après sa mort . Souvenons-nous aussi qu’il y a 50 ans décédait dans un accident de la route une jeune ancienne élève et talentueuse vielleuse du Berry, Nicole Fromenteau.

Deux actions commémoratives sont encore à venir : le nom de Jean-Emmanuel Bressolette sera donné à la salle Polyvalente du Lycée et celui de Jacques Chauvet, ancien élève et ancien Maire de La Châtre, à une rue de la ville.

La publication de l’ouvrage, à partir des archives de l’Amicale, parachèvera ce travail.

Il sera alors temps pour moi de transmettre le flambeau, comme je l’ai annoncé il y plusieurs années déjà. Une nouvelle équipe se mettra en place qui maintiendra le lien entre les « aînés » et les jeunes générations qui n’ont pas connu l’Hôtel de Villaines.

Ils construiront à leur tour leur mémoire.

Mais une association d’anciens se doit aussi d’aider et de conseiller les jeunes générations, tâche ô combien difficile dans ce monde moderne, tâche à laquelle nous n’avons que timidement participé, faute de moyens.

Espérons que les nouvelles générations de jeunes anciens, avec l’aide des outils sophistiqués de communication, pourront et sauront continuer cette oeuvre de solidarité et d’entraide.

Guy Fouchet



 

Message de nos élus

Nicolas Forissier

C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je parcours le dernier bulletin de l’Amicale des Anciens Elèves des Collège et Lycée George Sand.
L’Amicale « écrit » l’histoire de La Châtre qui chaque année vient s’enrichir un peu plus de personnalités d’hier et d’aujourd’hui, mêlant harmonieusement tradition, éducation et modernité.
L’année 2008 viendra récompenser le travail remarquable que les membres de l’Amicale des Anciens Elèves ont effectué durant un siècle, multipliant les actions pour les élèves, ceux qui étudient aujourd’hui et ceux qui, quelque peu nostalgiques, aiment à se retrouver…
Mais avant de célébrer ce centenaire et de saluer celles et ceux qui ont fait vivre l’Amicale, plongeons nous dans l’actualité de l’association, et rappelons-nous ces personnes qui ont laissé leur empreinte à La Châtre : Jean-Louis Boncoeur, Marguerite Fouchet, Jean-Emmanuel Bressolette , Nicole Fromenteau …
Un grand merci aux membres de l’Amicale qui accomplissent un formidable travail sur fond d’amitié et de convivialité, et une pensée très amicale à Guy FOUCHET. Quoi de plus beau que d’honorer une vie qui a marqué une ville et lui laisser tout son sens aujourd’hui.

Nicolas Forissier
Ancien Ministre
Député de l’Indre
Maire de La Châtre


Serge Descout

Chers amis,

En ce début d’année 2008, je voudrais, tout d’abord, adresser mes meilleurs voeux de bonheur et de santé à tous les membres de l’Amicale des Anciens Elèves du Collège et du Lycée George Sand.
Que cette nouvelle année qui va marquer le centenaire de votre association conforte encore plus les liens d’amitié et de solidarité qui vous animent.
Alors qu’un enfant de deux ans devenait le dernier empereur Mandchou de Chine, un Berrichon devenait, lui, le premier président de votre Amicale.
Un siècle vient donc de s’écouler, égrenant les bons et les mauvais moments.
A ce titre, comment ne pas avoir une pensée émue et souvent reconnaissante envers toutes celles et tous ceux qui nous ont quittés, hélas, parfois bien prématurément ?
Comment ne pas remercier chaleureusement toutes celles et tous ceux qui portent haut les couleurs de notre terroir ?
Comment, enfin, ne pas se réjouir de constater que le temps n’a en rien entamé votre remarquable esprit d’équipe ?
Si, en 1908, le phylloxéra a quasi anéanti les vignobles de champagne, 2008 sera, à n’en pas douter, un grand cru pour votre Amicale et je suis sûr que des idées excellentes et novatrices pétilleront tout au long de l’année.

Serge Descout
Vice-Président du Conseil Général
Maire-Adjoint de La Châtre



Conseil d’administration et Bureau

Membres du bureau
Président : Guy FOUCHET
Vice-Présidents : Claude AUGEREAU-LEVÊQUE, François BERNARD, Michel GIRAUDON
Secrétaire : Danielle BAHIAOUI-JAMET
Secrétaire adjoint : Antoine MOMOT
Trésorière : Marie-Christine MARAIS-CHAUVET

Membres du Conseil d’administration
Marie Thérèse AMPEAU-GAUTHIER
Alain BILOT
Stéphanie GARROUSTE
Jean-Philippe GONTIER
Marc HENRIET
Louis LEPINE
Michelle OLOGOUDOU-SAVIGNAT
Nicole FOSSET-PIAT
Benjamin TOURY
Présidents d’honneur
Edouard LÉVÊQUE dit Jean-Louis BONCOEUR †
Pierre NERAUD de BOISDEFFRE  †
Jane CHARTIER-FOURATIER  †

Membres d’honneur
Paul CHAUMETTE
Jeannine BARRIER-AUGAS
Annie CELERIER-DALLOT
Yvonne CHARRIER-PETITPEZ
Marie-Thérèse DAGARD-MALICORNET
Emile DERVILLERS
Marguerite FOUCHET-VILLEVET  †
Professeur André GEDEON
André GERBAUD
Jeanne GUIGARD-RAVEAU
Paul LABRUNE
Adolphe MALICORNET
Yvonne MOREAU-VASSEL
Jean PIGNOT
Marie-José SENET
Renée TOURNY-ROTINAT
Pierre-Jean VERGNE
Paul YVERNAULT

Autres membres ayant siégé au Conseil d’Administration de l’Amicale depuis 1998
Jean-Marie Agnan, Jacques Aubourg, Pierre-Marie Audebert, Claudine Billoux, Gaston Boubet †,
René-Laurent Cambray, Michel Collé, Patricia Darré-Thibault, Bernard Delassalle, Claudine
Deschamps-Lacharpagne, Micheline Fortin-Martin, Alain Langlois, Paul Mintz, Bernard Moreau,
François Tissier.


La journée du 30 juin 2007 : Assemblée générale

L’assemblée générale a, comme chaque année, approuvé à l’unanimité le rapport moral et le rapport financier, ainsi que le budget 2007. Le mandat des quatre administrateurs dont le mandat venait à échéance a été renouvelé : Marie-Thérèse Ampeau-Gauthier, François Bernard, Michel Giraudon et Marie-Christine Marais-Chauvet. Le montant des cotisations a été maintenu au même niveau, sans changement depuis 10 ans.
Des exposés très intéressants ont été présentés par le Proviseur du Lycée et par le représentant du Principal du Collège sur leur établissement respectif.

L’assemblée a pris les décisions importantes suivantes :

  • La date de la prochaine assemblée générale a été fixée au dimanche 28 septembre 2008. Elle sera suivie d’un Banquet pour fêter le 100ème anniversaire de l’Amicale.
  • Ce Banquet (déjeuner), auquel sont conviés tous les membres de l’Amicale et leurs amis, se tiendra à l’hôtel des Dryades, qui vient d’être rénové.
  • Une Exposition retraçant les grandes étapes de la vie de l’Amicale sera organisée à l’Hôtel de Villaines (notre vieux Collège) du samedi 20 au dimanche 28 septembre 2008.
  • Un ouvrage du Centenaire sera publié à partir des archives de l’Amicale et proposé en souscription aux adhérents au prix de 25 euros et aux non adhérents au prix de 30 euros.
  • Une plaque sera apposée, avec l’accord de Monsieur le Proviseur, au nom de Valérie MÉOT, à côté de celle des anciens élèves et professeurs morts pour la France.

Après le dépôt d’une gerbe au pied de la plaque des anciens élèves et professeurs morts pour la France, les membres de l’Amicale se sont rendus au Gymnase, rue des Prés Burats, où une plaque au nom de Marguerite FOUCHET a été dévoilée par Monsieur Nicolas FORISSIER, ancien Ministre, Député-Maire de La Châtre, Président de la Communauté de Communes La Châtre-Sainte-Sévère.

Ensuite, le traditionnel Banquet s’est tenu aux Dryades sous la Présidence de Claude AUGEREAU-LÉVÊQUE ; il a réuni 78 convives dans une excellente ambiance.
Le discours de Claude a été particulièrement apprécié pour sa spontanéité et sa fraîcheur.



Gymnase Marguerite Fouchet

 

Nous honorons aujourd’hui Madame Marguerite Fouchet en apposant une plaque à son nom sur le mur de ce gymnase. Elle, si discrète, fuyant toutes les manifestations qui pouvaient la mettre en valeur, devant nous tous réunis, serait certainement très mal à l’aise, mais nous lui devons bien cette reconnaissance du travail accompli avec zèle et dévouement pendant presque 40 ans au collège.
Par tous les temps elle a assuré ses cours dans un stade sans aménagements, dans de vieux baraquements qui servaient à la fois de vestiaires et de salle de gym en plein courant d’air, elle a assumé sans se plaindre ; à l’époque il n’y avait pas le choix.

 

Si nous comparons le confort dans lequel se pratiquaient les séances d’EPS, avec celui d’aujourd’hui, nos chères têtes blondes, on doit le reconnaître, sont des privilégiées, et leurs professeurs ont bien de la chance d’évoluer dans ces belles et grandes salles, même si elles s’avèrent déjà trop petites pour le nombre d’enfants qui doivent les utiliser.

Chère Madame, chère Marguerite de ma jeunesse, plein de souvenirs nous unissaient, l’athlétisme et ses petites anecdotes qui s’y rattachaient, notamment notre épopée aux championnats de France à Jean Bouin qui nous faisait tant rire, après coup bien sûr ; la danse au sein des Aurores, vous animiez ce groupe qui participait toujours aux intermèdes lors des spectacles du Collège, en association avec mon père. Vous ne comptiez pas vos heures, c’était du bénévolat comme vous l’avez toujours pratiqué tout au long de votre vie et notamment au sein de la Croix Rouge pendant plus de 50 ans. Votre dévouement n’avait pas de limite et cependant vous aviez aussi votre vie de famille et 4 enfants à élever, vous avez su tout conjuguer, dans la joie comme dans la peine, vous attendrissant plus sur les autres que sur vous-même.

Aujourd’hui les anciens élèves et les représentants de votre ville, Marguerite, ne vous décernent pas une médaille qui aurait été bien méritée, mais tout un gymnase, c’est beaucoup mieux, et les enfants qui passeront devant cette plaque, demanderont peut-être “mais qui donc était-elle ?” Ainsi chaque fois en expliquant qui vous étiez, nous vous ferons revivre, et vous resterez toujours très présente dans notre souvenir.

Claude Augereau



2007 – Discours de Claude Augereau

Diner aux Dryades, présidé par Claude AUGEREAU

 

 

Chers amis, Si je suis aujourd’hui à cette place d’honneur, je crois que je le dois à mon père. Comme le rappelle si souvent mon Président, je suis l’incontournable

fille de J.L. Boncoeur et d’Edouard Lévêque. Merci papa , mais aussi en tant que vraie ancienne de ce collège puisque j’y suis restée 12 ans comme élève, et 2 ans comme prof adjoint, 14 ans c’est beaucoup mais cela me permet aussi d’être très au courant des archives et de la vie au collège pendant cette période.

Si mes éminents pédécesseurs à la présidence de ce banquet, à la tête laurée, à la boutonnière décorée ou au mérite reconnu ont fait honneur à notre association, personnellement je ne connais que les lauriers roses de mon jardin ou le laurier-sauce pour ma cuisine.
Quand même quelques très petites distinctions, coupes et médailles m’ont été attribuées, mais gagnées à la sueur de mon front et avec la rapidité de mes jambes. Merci Mme Fouchet d’avoir découvert mes possibilités et de m’avoir permis de les exploiter.

 

 

 

 

 

Vous savez déjà par le précédent bulletin que je suis entrée dans la vie avant terme, donc pas bien fi nie à 7mois1/2, pesant 900 gr mon premier lit fut une boîte à chaussures (j’ose espérer au moins du 42) ; drôle de spécimen  chétif et plutôt souffreteux, mon frère Michel de 9 mois 1/2 mon aîné avait fait la razzia des talents, moi j’ai dû me contenter de ce qui restait.

En 1940 je n’avais pas encore 6 ans, 1ère rentrée scolaire au collège dans la petite école primaire de Mme Le Cann dans cette même petite classe au fond de la cour que je viens de réintégrer 67 ans après puisqu’elle est devenue mon local de chorale. Prénommée Noëlle à ma naissance, ma mère n’aimant pas les surnoms que l’on m’attribuait m’a changé de prénom je devins dès lors Claude au collège.

En 1942, exploit non renouvelé par la suite : prix d’excellence. Ayant fait mes preuves, ce fut réglé une fois pour toutes. De cette période de guerre jusqu’en 1946, bien sûr plein de fl ashs me reviennent à l’esprit, mais trop nombreux pour en faire état aujourd’hui, mais je me souviens de l’arrivée de tous ces réfugiés, de tous ces nouveaux petits camarades venus d’horizons divers, les classes étaient surchargées mais tout se passait bien avec la bonne volonté des profs, et sous la lourde responsabilité de M. Bressolette qui a toujours fait face aux problèmes que cela pouvait engendrer. Je me souviens aussi de ces deux prisonniers allemands qui passaient dans les classes pour recharger les appareils de chauffage, nous les regardions avec crainte, pour nous ils étaient forcément méchants. La ronde aussi de profs ou de pions nommés pour de courts séjours, certains faisaient halte chez nous au 4 avenue Aristide Briand en attendant de trouver un logement. Qui se souvient de Paul Hillairet, de Joseph Lagarde, de Pierre Cadeau ou du pion James Marches dit “Garys Devis”? j’ai subi ou apprécié les professeurs comme vous tous, surtout ceux qui ont fait toute leur carrière à La Châtre, soit pour leurs grandes qualités d’enseignants, soit pour leur tournure d’esprit ou leur humour, les farfelus ou les laxistes, donc rien de bien original à dire qui n’ait déjà été relaté. Les profs auxquels je fus particulièrement attachée, furent M. Bressolette “le PATRON” et père de mon amie Marie-Hélène pour laquelle j’ai gardé une grande tendresse; ils faisaient partie de mon univers de petite fi lle et d’adolescente, puis Mme Fouchet mon prof de gym que j’ai côtoyée pendant de si nombreuses années, qui devint ma collègue, puis mon amie au sein de la Croix Rouge; enfin un inattendu, jamais cité dans les annales de l’amicale, il me semble, ce fut Jean Tinturier, pion très critiqué mais prof de musique remarquable, toutes mes bases musicales très complètes je les lui dois, ainsi que mon goût du chant et particulièrement du chant choral.

Après le collège, ce fut le CREPS, Carcassonne et retour à La Châtre, mariage en 55 avec Jean-Claude un ancien élève du collège, et membre du conseil d’administration de l’AECLC à cette époque ; naissance de Jean-Michel en 1956 et retour comme professeur adjoint à l’Hôtel de Villaines en 58 et 59, pour moi ce fut un grand bonheur de me retrouver dans mon élément dans ce cher vieux collège où j’ai passé tant d’heures avec mon père, d’abord dans son étude puis dans son bureau où j’aidais à remplir les carnets de notes, et surtout le contact avec les élèves, c’était vraiment chez moi.
Mais devoir oblige, j’ai dû après la naissance de mes deux filles Françoise et Dominique, devenir la femme du bijoutier. Beaucoup de femmes à cette époque devenaient femme de ——- et épousaient aussi la profession du mari.

Mes trois enfants ont fait tout leur parcours scolaire au Lycée de La Châtre, mais seul l’aîné Jean-Michel a connu un peu le vieux collège pendant 2 ans.
Rapidement je me suis investie comme membre très actif dans les associations de ma ville, théâtre avec mon père, membre du bureau des parents d’élèves, aider Jean-Claude, déjà bien implanté au collège puisqu’il avait créé, avec Monsieur Burthey professeur de lettres, un ciné-club pour les élèves; il représentait aussi la délégation des JMF à La Châtre, jusqu’en 1968, tous les mois nous emmenions un ou deux cars de pensionnaires du collège aux concerts à Châteauroux, nous avons d’ailleurs été à l’origine des concerts de Nohant avec les délégations des JMF de Châteauroux, puis avec le tennis, l’amicale des anciens élèves, la paroisse et le Centre St. Germain, la Chorale, les amis de l’orgue, et la Croix Rouge, pour certaines de ces associations cela fait plus de 35 ans, voire 40. Je devais aussi seconder mon père dans certains déplacements, l’aider à trouver toutes les semaines de la documentation pour rédiger la rubrique cinématographique de l’Echo du Berry, mettre en place ses expositions, souvent chez moi à la bijouterie, travailler avec lui à la rédaction du bulletin de l’AECLC. A partir de 1980 et ce jusqu’en 1992 à court d’idées, ayant épuisé les siennes pendant de si nombreuses années, nous avons cherché dans nos archives bien fournies des photos de classes, puisé dans nos souvenirs des anecdotes pour les passer dans le bulletin, fait des avis de recherches, essayé d’intéresser les membres de l’association pour qu’ils nous fournissent des documents touchant à leur scolarité, sans aucun résultat d’ailleurs, puis, il m’a fait créer en 1990 la rubrique des mots croisés pour boucher les trous. A partir de ce moment-là, de cruciverbiste je suis passée à verbicruciste et cela dure encore.

Je me suis beaucoup intéressée à ma ville que j’aime.
J’ai eu envie d’entreprendre des tas de choses, mais je n’ai pas toujours osé m’imposer… Manque d’ambition sans doute ! Maintenant la réalisation de mon concours de mots croisés depuis 15 ans et le festival des chorales, le 3ème cette année, qui eurent un franc succès, suffisent à mon petit bonheur.
Le temps a passé, me voilà dans la dernière ligne droite de mon existence, reste le sprint final que je vais essayer de faire le plus lentement possible.
Suis-je arrivée enfin à terme ? Cette question restera, je le crains, sans réponse.
Ce soir vous m’avez témoigné votre amitié par votre présence, j’en suis profondément touchée, soyez-en remerciés. Maintenant je lève mon verre à la santé de notre association qui va fêter ses 100 ans, je pense à tous ceux qui l’ont fait vivre, puisse-t-elle survivre à notre monde moderne. A vous les plus jeunes anciens de perpétuer cette tradition qui n’est pas ringarde, ne la laissez par mourir.
Je vous souhaite un bon appétit et une bonne fin de soirée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Claude Augereau



Cérémonie de la pose d’une plaque à la mémoire de
Jean Pacton et des Collégiens Résistants

L’amicale avait publié dans son bulletin 2005 un témoignage de Madame Yolande Gerbeau-Rapoport sur le «Groupe des Collégiens de La Châtre dans la Résistance».


Chaque année le 27 mai l’Association Nationale des Combattants de la Résistance (ANACR) commémore la création du Conseil National de la Résistance pour perpétuer la mémoire de la Résistance.

Le 27 mai 2006, l’Organisation avait proposé de mettre une plaque en souvenir de Jean Pacton et des Collégiens de La Châtre entrés en Résistance. Deux ans plus tôt, l’Association avait édité une plaquette pour rappeler les « hauts lieux » de la Résistance dans la région de La Châtre : «Les sentiers de la Mémoire».
Plusieurs stèles et plaques ont été inaugurées au cours de l’année 2006 / 2007 et celle dédiée à Jean Pacton ne fut que l’aboutissement de cette action. Il faut noter une très bonne réponse de la population lors de ces différentes cérémonies (en particulier Orsennes et Saint-Chartier).

Organisation et mise en place de la cérémonie

  • Des contacts ont été pris avec les écoles primaires, le Collège et le Lycée.
  • La municipalité a apporté son aide.
  • L’information a été diffusée auprès des différentes communes du canton.
Déroulement de la cérémonie
  • Prise de parole de François Brault, l’un des anciens collégiens qui a créé, avec Jean Pacton, le groupe des Collégiens de La Châtre.
  • La soeur de Jean Pacton a également pris la parole. Elle était venue de Paris avec sa famille (mari, enfants et petits enfants).
  • De nombreux élèves étaient présents. Certains ont récité des poèmes sur la Résistance.
  • Puis, ce fut le dépôt d’une gerbe au Monument aux morts, après quoi Monsieur Nicolas Forissier, ancien Ministre, Maire de La Châtre, fit une brève allocution, relayé par Mr. Jean Luneau, Secrétaire du Comité local de l’ANARC.
  • Pour conclure cette cérémonie émouvante, l’Harmonie municipale joua le Chant des Partisans et la Marseillaise.
  • Un pot amical a réuni tous les participants dans la salle du Conseil de la mairie.


Hommage à Jean-Louis Boncoeur à Rezay

 

Repas d’automne à Rezay


Ce repas a fait suite à l’hommage rendu à Jean-Louis Boncoeur au cimetière et dans sa maison « Le Terroir » où Michel Lévêque et Claude Augereau-Lévêque ont offert l’apéritif.
Il a réuni près de quatre-vingt anciens camarades du Collège de La Châtre, parmi lesquels Maurice Bourg, Adjoint à la Culture de la Ville de La Châtre et Bernard Jamet, Maire du Châtelet-en-Berry et Conseiller Général du Cher, lui-même ancien élève.
Il s’est tenu dans la salle des fêtes de Rezay en présence de Monsieur Raymond Hérault, Maire de Rezay que le Président de l’Amicale a tenu à remercier et à féliciter.

Le traiteur qui a servi ces quelque quatre-vingts repas était « Chez Solange », le restaurant sympathique bien connu de Rezay.
A l’issue du repas, l’« Ensemble Vocal de La Châtre », présidé par Claude Augereau, a donné un concert en hommage à Jean-Louis Boncoeur.

Quelques documents (photos, articles…)

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Salle Jean-Emmanuel Bressolette

 

La Salle polyvalente du Lycée George Sand portera le nom de Jean-Emmanuel BRESSOLETTE

Le Conseil d’administration du Lycée a décidé à l’unanimité, suite au voeu émis par notre Amicale, de donner le nom de Jean-Emmanuel BRESSOLETTE à la Salle Polyvalente.
Monsieur BRESSOLETTE a été, en tant que Principal, le Chef d’Etablissement du Collège de La Châtre de 1941 à 1962 et a marqué profondément la vie du Collège qu’il a dirigé avec compétence, autorité et beaucoup d’humanité, ainsi qu’en ont témoigné régulièrement les anciens élèves et professeurs invités à s’exprimer lors de nos assemblées annuelles.

 

Le témoignage de Madame Guthmann-Kassel, élève du Collège pendant la guerre, rappelle que Monsieur BRESSOLETTE avait courageusement protégé des enfants juifs, parmi d’autres, à cette époque particulièrement dangereuse. Il avait toujours fait preuve de la plus grande discrétion sur ce qu’il considérait comme un acte normal !
Monsieur BRESSOLETTE, originaire du Puy de Dôme, avait fait ses études à la Faculté de Clermont-Ferrand d’où il était sorti Licencié d’Histoire et Géographie. Il était Professeur d’Histoire lorsqu’il fut nommé Principal du Collège de La Châtre en 1941. Après sa retraite en 1962, son amour de l’enseignement le conduisit à assurer des cours d’histoire au Collège jusqu’à sa mort en 1965. Il avait été fait Commandeur des Palmes Académiques en 1964, couronnant ainsi une carrière exemplaire de Professeur, d’Administrateur et d’Educateur.


A Monsieur BRESSOLETTE l’Hommage de ses “Anciens”

Monsieur Bressolette est mort !… Savez-vous ce que cela représente pour les quelque cinq cents anciens des vingt-deux promotions, qui, entre 1941 et 1963 furent ses élèves ? Plus qu’une triste nouvelle : un vrai deuil ! Oui… une peine profonde et qui marque. Et, la ressentent, non seulement les jeunes qui le connurent jusqu’à ces dernières années, mais aussi ceux qui, hier, ont tenu à venir, parfois de très loin, à ses funérailles, et surtout peut-être, ces hommes et ces femmes – dont certains ont passé la quarantaine – qui eurent M. Bressolette pour Principal lorsqu’ils étaient élèves de 3ème B.E.P.C., de Philo ou de Math-Élém. et qui lui confièrent, voici dix ans et plus, leurs propres enfants…

Les anciens pensionnaires en particulier doivent être sensibles à cette disparition ; eux qui, de bonne heure, ont connu l’internat dont il assurait la gestion et ont été journellement en contact avec lui.

 

Bon nombre d’entre eux, lorsqu’ils apprendront sa mort, se souviendront avec émotion, avec attendrissement peut-être, de sa stricte silhouette, traversant à pas mesurés, les cours, les couloirs, les salles du vieil Hôtel de Villaines, dont la sévère grisaille, le noble dépouillement seyaient bien à sa propre nature, férue de discrétion, de traditionnelle solidité… Ils évoqueront son visage grave (mais ils savent bien aujourd’hui que ce brave homme prenait un masque d’austérité pour cacher une possible faiblesse !), ses sermons un peu solennels (mais ils reconnaissent maintenant que ses conseils étaient bons, et justes ses leçons) ; sa ponctualité exceptionnelle aussi, ses exigences concernant la bonne tenue, la netteté et l’ordre… Toutes ces vertus qu’il prônait pour ses élèves étaient celles dont lui-même faisait preuve et elles peuvent se résoudre en son souci permanent de dignité : cette Dignité (avec un grand D) qu’il conserva vingt-deux années durant devant ses élèves et – jusqu’au dernier souffle – devant les siens…

Ce serait peu cependant si, à côté de ce parti-pris de rigoureuse correction extérieure, il n’avait témoigné ces qualités profondes de l’Homme de Bien qui sont : amour du travail, esprit de famille, probité, sagesse… et qu’il possédait intégralement… Du courage zélé pour son métier, Dieu sait qu’il en eût en toute circonstance ! Tous ceux qui sont passés – fut-ce brièvement dans la Maison – savent combien il pouvait veiller tard sur ses dossiers, combien il manifestait de tendresse bourrue pour sa fille Marie-Hélène, de vigilance pour ses études et de discrétion dans la joie que lui causaient ses succès…

 

En revanche, combien parmi les anciens élèves, garderont le souvenir de l’intérêt hautement publié qu’il portait à la bonne marche de leurs études, et même, longtemps après leur sortie du Lycée, à la carrière qu’ils poursuivaient ?…

Il a laissé à tous un témoignage poignant : celui de sa vie exemplaire : cette sagesse dans l’acceptation des difficultés exceptionnelles comme dans celle de la monotonie des jours… Cette façon de s’attaquer silencieusement, avec vaillance, aux problèmes parfois difficiles de sa charge… ou d’accueillir avec satisfaction (sinon avec délectation) le “quotidien” de son existence, cet équilibre harmonieusement établi entre le devoir, la famille, les loisirs… Car – qui ne le sait parmi nous ? – il y avait dans son programme personnel, sans heurts, sans bousculade, le temps pour tout… en son temps… Il y avait le temps des “états” et des “rapports” administratifs et celui des évasions auvergnates ou corréziennes, l’heure d’Histoire de France et celle de la promenade vespérale, celle du courrier et celle de la cigarette… Bien peu, pensons-nous sont capables d’une telle maîtrise et d’une telle harmonie, d’une telle unité, d’une telle concordance entre l’être, ses aspirations, ses convictions et son comportement au cours d’une carrière qui constitue à elle seul un véritable “enseignement”… On vient d’ensevelir ce montagnard simple et droit dans la terre du Berry le pays que, sans oublier pour autant son Auvergne natale, il avait adopté après y avoir vécu un quart de siècle durant…Nous avons, parmi tant et tant d’autres gerbes, déposé sur sa tombe notre gerbe du souvenir… Si vous passez par La Châtre, un jour, peut-être viendrez-vous vous recueillir là… Pour le moment, si vous le voulez-bien, l’hommage que je lui rends ici, sera aussi le vôtre… C’est aux anciens élèves des années 41 à 63 que je m’adresse… surtout à ceux qui, hier, n’ont pu être avec nous. Mais nous étions quelques uns, parmi les “plus anciens” spontanément intégrés au groupe de leurs représentants… moi-même je me sentais vraiment des leurs.

Et ces lignes sentimentales, écrites au lendemain de la disparition de Monsieur Bressolette, sont inspirées moins par le souvenir d’une collaboration de plus de vingt années, que par la reconnaissance d’un disciple — ô combien imparfait ! — envers son aîné, qui fut à la fois un maître et un ami…

Jean-Louis BONCOEUR
Secrétaire général de l’Association des Anciens Elèves du Collège et du Lycée George Sand


Vie de l’amicale

Paul Chaumette, décoré des Palmes Académiques

 

Notre ami, Paul Chaumette, Membre d’Honneur de notre Amicale, a été décoré des Palmes Académiques par Monsieur Nicolas Forissier, ancien Ministre et Maire de la Châtre au cours d’une cérémonie sympathique dans la salle de réception de la mairie de La Châtre.

 


Une rue Jacques CHAUVET

Le Conseil Municipal de La Châtre a décidé de donner le nom de Jacques CHAUVET à la nouvelle rue qui desservira les pavillons du Village RODIN en cours d’édification sur un terrain acquis par son grand-père, Georges CHAUVET.
Jacques CHAUVET a été Maire de La Châtre de 1971 à 1977 et Conseiller général de l’Indre. Ancien élève du Collège de La Châtre, il était un habitué des banquets de l’Amicale, dont son épouse Jeannine FLOQUET- CHAUVET fut Vice-Présidente.
Tous ceux qui l’ont connu se souviennent de ses dons de conteur d’histoires et de son humour.
Sa fille, Marie-Christine MARAIS-CHAUVET est la Trésorière de l’Amicale.


 

 Conférence du Capitaine Cyril GAMET, Commandant de la Compagnie de Gendarmerie de l’arrondissement de La Châtre

Agé de 38 ans, le Capitaine Gamet est entré en 1996 à l’Ecole des offi ciers de gendarmerie de Melun, après un service militaire effectué comme aspirant au 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins, à Annecy.
Ancien élève de l’Ecole des hautes études commerciales du Nord – EDHEC – de Lille, il est titulaire d’une licence de Droit.

Sa carrière d’officier de gendarmerie l’a amené à exercer successivement les fonctions d’adjoint au commandant de compagnie de gendarmerie départementale d’Albertville en Savoie, entre 1999 et 2002, et de rédacteur en chef de Gend’info, journal interne de l’institution publié par le SIRPA-gendarmerie, de 2002 à 2004, avant d’être détaché au profit de missions internationales déployées sur le théâtre ex-yougoslave.
De 2004 à 2005 d’abord, il a servi en ancienne République yougoslave de Macédoine, pour le compte d’une mission de police de l’Union Européenne, comme conseiller pour les questions intéressant la sécurité publique générale auprès du ministère local de l’intérieur. Entre 2006 et 2007, il a travaillé comme Chef du renseignement dans l’unité centralisatrice du renseignement de la Police des Nations-Unies au Kosovo.
Depuis le 1er août 2007, il a rejoint La Châtre en tant que commandant de compagnie.

Il a bien voulu accepter notre proposition de prononcer une conférence sur les problèmes des Balkans. Son témoignage, enrichi d’une expérience sur le terrain, nous a paru précieux, car bien que situé au coeur de la France, notre « Pays de La Châtre » n’est qu’à deux heures d’avion de ces régions géopolitiquement importantes.
Cette conférence qui aura lieu le vendredi 8 février 2008 à 20h dans la salle de la Chapelle de l’ancien hôpital, devrait intéresser non seulement les élèves du lycée et leurs professeurs, mais aussi tous nos compatriotes de l’arrondissement qui seront les bienvenus.


La question albanaise, au centre de l’actualité…

Commentaires de conférence du Capitaine Gamet… par Guy Fouchet

L’Amicale des Anciens Elèves du Collège et du Lycée George Sand a saisi l’opportunité de la présence du Capitaine Cyril Gamet, Commandant de la Compagnie de Gendarmerie de La Châtre, après avoir été en poste au Kosovo et en Macédoine dans le cadre de missions de l’Union Européenne et de l’ONU, pour organiser cette conférence.

Le Capitaine Gamet nous a fait bénéficier d’un cours d’histoire complet – ô combien nécessaire sur les racines de l’ex-Yougoslavie sans la connaissance desquelles il serait impossible de comprendre les raisons et les enjeux des conflits qui ont conduit au démantèlement de la Yougoslavie, après Tito et aux drames qui ont ensanglanté depuis 1989 Serbie, Croatie et Bosnie-Herzégovine, puis Kosovo.

Aux droits démographiques des albanais, qui aux 17ème et 18 ème siècles ont remplacé les serbes fuyant la province et représentent aujourd’hui 90% de la population du Kosovo, s’opposent les serbes qui revendiquent des droits historiques (contestés par les historiens) reposant sur une défaite datant de 1389 contre les ottomans et sur la présence de monastères qui en feraient le berceau historique de la Serbie.

Ce n’est en fait qu’en 1913, à la suite d’une guerre balkanique, que la Serbie s’est agrandie du Kosovo, lequel en fut détaché par l’Allemagne nazie en 1941 au profit de l’Albanie, état indépendant crée au début du XXème siècle; le Kosovo fut à nouveau replacé dans la Serbie par Tito après la deuxième guerre mondiale. Mais le statut du Kosovo a été, et est encore aujourd’hui (mais pas pour longtemps.?..), celui d’une Province autonome, n’ayant pas le droit de sécession, contrairement aux autres républiques (Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, République Yougoslave de Macédoine et Monténégro) qui d’ailleurs se sont séparés depuis de la Serbie.

La définition du statut du Kosovo, (province de deux millions d’habitants sur une superficie équivalente à environ 1,5 fois le département de l’Indre….) ouvre la question des frontières balkaniques. La question nationale albanaise trans-frontalière est posée?

Les dirigeants de la Province autonome du Kosovo sont décidés à prononcer unilatéralement leur indépendance, après l’échec des négociations avec la Serbie qui se sont déroulées courant 2007.
Les récentes élections présidentielles en Serbie ont reconduit le Président sortant favorable à l’Union Européenne face au candidat nationaliste, proche de la Russie; il se pourrait que le Kosovo déclare son indépendance le dimanche 17 février, pour éviter un veto russe et chinois au Conseil de Sécurité de l’ONU, cette indépendance étant reconnue par les Etats-Unis et 21 sur 27 états de l’Union Européenne, dont la France.

C’est donc un exercice à hauts risques et il est à prévoir des tensions qui dépendront de la réaction de la Serbie et des minorités serbes vivant dans le nord du Kosovo qui jouxte la Serbie et aussi, évidemment, du soutien réel ou apparent de la Russie, allié traditionnel de la Serbie orthodoxe .

D’autre part, beaucoup craignent que cette sécession n’ouvre la voie à de nombreuses revendications, non seulement dans les Balkans, mais dans de nombreux pays (Russie, Espagne, Chypre etc…).
Il est reconnu que, compte tenu des drames passés, le maintien du «statu quo» n’est pas possible et que la moins mauvaise solution serait l’indépendance. L’Union Européenne qui soutient cette opération aura la responsabilité de la suivre et il semble bien que seule l’intégration à l’Europe soit la seule solution valable, afin de permettre à ce petit pays, très pauvre et peu viable économiquement, de trouver la paix et le développement.

Un grand merci et félicitations au Capitaine Gamet


Guy Fouchet



Rencontre entre les Anciens et des élèves de classes de terminale

L’Amicale a participé, à la demande de la Direction du Lycée, à une Journée Portes Ouvertes organisée le vendredi 16 mars 2007. Il s’agissait d’une action d’information sur les métiers auprès des élèves de terminales. Une vingtaine d’Anciens avaient répondu « présents » et sont venus apporter leur témoignage quant à leurs métiers en répondant aux questions des élèves relatives à la formation professionnelle et aux conditions d’exercice de leurs professions. De nombreux secteurs furent représentés tels que santé /médecine ; droit et justice ; économie internationale ; hôtellerie ; documentation ; filières scientifiques ; architecture ; sciences politiques/lettres ; journalisme et communication ; marketing/multimédia.
Cette première expérience fut un réel succès, ainsi qu’en témoigne l’article de l’Echo du Berry reproduit ci-dessous. Une nouvelle rencontre a eu lieu le 21 décembre dernier avec le renfort de nombreux anciens élèves sortis du lycée il y a quelques années seulement. Que tous les participants en soient remerciés.


Article de l’Echo du Berry de mars 2007

Dans le cadre de ses portes ouvertes, le lycée de La Châtre a invité de “jeunes anciens” à venir parler de leur parcours.

Dans un peu plus de deux mois, le baccalauréat sera pour les élèves de terminales du lycée de La Châtre le dernier examen de leur cursus d’études secondaires. A partir de la rentrée, ce sera pour eux l’entrée dans l’enseignement supérieur et, pour la quasi-totalité, une autre vie qui commencera, loin du cocon familial.

Afin d’aider ces futurs bacheliers à aborder de la meilleure façon possible cette nouvelle partie de leurs études, l’Amicale des anciens élèves du lycée de La Châtre organisait pour la première fois, vendredi 16 mars, une rencontre avec d’anciens élèves. Après avoir été accueillis par le président de l’association, Guy Fouchet, le proviseur, Jean-Marc Perrin, et Pierre Julien, proviseur adjoint, les lycéens se répartissaient entre cinq pôles de rencontres, du marketing à la santé en passant par la finance ou le juridique. De nombreux métiers étaient représentés : avocat, fonctionnaire international, hôtelier-restaurateur, banquier, architecte, archiviste, médecin avec Christian Lafaix, enseignant, diététicienne…

Les organisateurs ont aussi eu la bonne idée de demander à de “jeunes anciens” élèves de venir, eux aussi, porter la bonne parole. Parmi ces derniers, certains n’ont pas encore fini leurs études tandis que d’autres sont entrés depuis peu dans la vie active. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le lycée de La Châtre peut s’enorgueillir d’avoir participé à l’éclosion de jeunes pousses très talentueuses. Jugez plutôt : Lucile Boursault et Benoît Legargasson sont en 5e année d’études de médecine; Gauthier et Guillaume Ardillon sont de futurs ingénieurs ; Jean-Philippe Gontier travaillera dans la finance après une école de commerce à Poitiers et un master d’expertise comptable ; Antoine Momot se destine peut-être à une carrière de haut fonctionnaire, après Sciences-Po Paris et une maîtrise d’histoire, il passera le concours de l’ENA en septembre ; Marc-Antoine Van Heems et Simon Vacher sont déjà rompus au multimédia et à l’Internet. Les présentations faites, chaque intervenant répondait aux questions des lycéens et débattait avec eux des difficultés, pièges et opportunités de telle ou telle filière. Deux heures plus tard, les jeunes anciens tiraient un premier bilan. Ainsi Jean-Philippe Gontier estimait que «C’est important de pouvoir faire partager des expériences et de les avertir sur le type de difficultés qu’ils vont rencontrer. De plus, ça leur montre que ce n’est pas parce que l’on vient d’un lycée de province qu’on ne peut pas réussir.» Antoine Momot, de son côté, affirmait « J’aurais bien aimé avoir cette opportunité à leur âge de bénéficier de ce genre d’échanges.» Guillaume et Gauthier Ardillon avaient envisagé de parler davantage de leurs écoles que de leurs futurs métiers mais ont trouvé des élèves attentifs et plutôt participatifs. Marc-Antoine Van Heems retenait deux points : « Je voulais leur montrer l’étendue des métiers possibles dans l’univers du multimédia et établir un dialogue avec eux. Et je pense que de telles rencontres peuvent leur être utiles. »

Bref, une expérience qui devrait être renouvelée l’an prochain. Parmi les réflexions émises par les uns et les autres, deux changements semblent devoir s’imposer. D’abord mettre en place une telle rencontre plus tôt dans l’année et peut-être avec des élèves de premières, à un moment d’un parcours scolaire où l’on se pose de vraies questions sur son orientation. Et puis ouvrir le dialogue avec des professions pas ou peu représentées lors de cette première : les métiers sociaux, l’enseignement ou le monde agricole.

Daniel Juillard


Ils nous ont quittés

Marie-Christine Aubourg

Tu t’appelais Marie-Christine CHAUSSE, je m’appelais Marie-Christine CHAUVET, tu étais née le 29 avril 1948, je suis née le 29 mai 1948. Je me souviens du jour où on était venu te chercher dans la classe car tu avais les encouragements ; tu étais revenue, aussitôt, en me disant « ils se sont trompés – c’est toi qui a les encouragements ». Nous nous sommes perdues de vue de nombreuses années puis retrouvées à la Fête au Village à Nohant. Jacques et toi êtes revenus, ensuite, habiter à Tranzault. Nous nous retrouvions, chaque été, pour notre dîner de classe. Tu avais l’habitude de faire les tartes avec les fruits de ton jardin. Et puis, tu as été malade de ce fl éau qui a déjà emporté plusieurs de nos camarades. Lors d’un dîner tu m’avais confi é que, grâce à ton cancer, tu avais arrêté de fumer et tu avais minci ce qui t’avait permis de refaire ta garde-robe…. Ton rêve était d’être grand-mère. Tu as pu connaître ton petit-fi ls mais, malheureusement, tu n’as pas attendu la naissance de ta petite fille car tu nous as quittés le 2 juillet. Le courage dont tu as fait preuve durant plusieurs années a été et restera un exemple pour tous.

A ton mari, Jacques, notre ami, tes enfants, les anciens élèves du Lycée George Sand et moi-même, présentons nos condoléances attristées et les assurons de notre profonde amitié.

Marie-Christine MARAIS-CHAUVET

 

Gaston Boubet

Cher Gaston, Tu naquis au printemps de 1929. Tes parents installés à La Motte-Feuilly, tu y découvris l’Ecole de la République et y fis honneur. Nous fîmes connaissance à la rentrée en 6ème, au Collège en octobre 1941- Ce que tout le monde remarquait chez toi : un visage poupin, le regard moqueur et le défaut d’index droit, laissé dans l’engrenage d’une perceuse, chez le maréchal du village. Pour tous, tu devins rapidement « Gaston ». Reçu au concours des Bourses, tu fus pensionnaire à la rentrée 1942. Elève brillant, tu te reconnais littéraire : humanités, baccalauréat de philosophie. Quelles études poursuivre quand on est un bachelier désargenté au Pays de La Châtre ? Tu prépares avec succès, par correspondance, le Concours d’Inspecteur des Impôts. Avenir radieux ; bonheur ? Pas encore. Reste à connaître la Femme et ses mystères ; c’est ainsi que tu rencontres Anne-Marie, une « payse » et vos deux vies s’enlacent. Bonheur !
Ta carrière impliquait la mobilité : Poitiers, Strasbourg, Angoulême où tu occupas, pour finir, le poste envié de Conservateur des Hypothèques. Trois filles naquirent et donnèrent toute satisfaction. Mais la vie ne vous épargna point : l’aînée, médecin du travail, décéda avant 30 ans – Douleur. On admira votre courage.
La retraite vous ramena au pays. Tu pus alors adhérer à l’AECLC dont tu devins membre du Conseil d’administration.
Puis Anne-Marie tomba malade. Deux années épuisantes. Et Anne-Marie s’en alla…. Désarroi. Tu étais, toi aussi, atteint d’une maladie ; tu résistas ; elle t’emporta le 1er août de l’an 2007. Ta vie s’est déroulée entre un printemps et un été…. Gaston, tu étais et tu restes mon ami. Notre association présente à tes filles Christine et Françoise, à tes deux frères et à toute la famille, ses condoléances attristées.

Paul et Jean Chaumette



Nicole Fromenteau nous a quittés il y a 50 ans

Nicole la petite fée à la vielle n’est plus…

Le Berry du folklore est en deuil !
Nicole Fromenteau qui, à 23 ans, représentait un de ses plus beaux espoirs, nous a quittés…
Mon ami, le sensible Yves de Hautecloque, m’écrivait hier : “La petite fée n’est plus… Sa vielle n’enchantera plus les paysans de chez nous…” 

 

C’est bien, en effet, une des dernières fées du Berry qui vient de disparaître !
Les ondes et le disque avaient récemment popularisé son jeune et brillant talent. Avec sa soeur cadette, Michèle, elle constituait un duo de vielles plus que sympathique : sensationnel, suscitant partout l’enthousiasme des spectateurs et le légitime orgueil de ses parents : Mme et Mr René Fromenteau, notaire à Poulaines, enfants de La Châtre eux-mêmes, et férus de régionalisme.
Elles rentraient toutes deux d’un périple exaltant à travers l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Pologne… 5.000 kilomètres sur les grandes routes d’Europe, sans autre incident que l’émerveillement quotidien…
Les belles vacances !
Nicole avait magistralement enlevé sa licence en droit, son diplôme d’études supérieures, et maintenant chaque dimanche ou presque, les amis du folklore l’accueillaient dans une fête nouvelle. Hier, après les foules tchèques et polonaises, amies de la France, c’étaient les vignerons du Sancerrois… Hier, elle souriait à nos côtés, sous l’ovation du public…
Demain…
Il n’y aura pas de demain !…
Nicole nous a quittés avec cette brutalité qui atterre… et voici qu’aujourd’hui, au milieu d’une grande foule on ensevelit son charmant petit corps martyrisé.
C’est avec une angoisse qu’on avait appris le terrible accident dont elle avait été victime. Mais deux jours durant, ses parents et quelques amis accourus à son chevet propagèrent cette heureuse nouvelle qu’elle pourrait être sauvée.
Hélas ! on apprenait sa fin à l’aube dimanche et la consternation qui a causé cette tragique nouvelle dans le milieu où, depuis plusieurs années, régnait Nicole Fromenteau avec sa grâce, sa gentillesse, son talent… est indicible. Comme est indicible le désespoir de ses parents, de sa jeune soeur, de Mlle E. Billaud, sa tante, pour lesquels elle était tout.
Jeudi, à 9 heures, à Poulaines, ses obsèques ont eu lieu en présence d’une foule innombrable, d’amis, de personnalités, de délégations d’étudiants, des sociétés de Berrichons de la province et de la capitale, des Compagnies d’expression populaire du Berry et du “Coeur de France”, groupés dans la même consternation silencieuse autour du cercueil jonché de fleurs blanches de la plus belle vielleuse de chez nous…
Seule la rue sépare l’étude paternelle de l’église où tinte le glas : l’église trop petite où l’on va donner l’absoute…
Mais quel calvaire que ces quelques mètres à franchir pour ceux qui vivent, comme en un rêve, cet inexprimable déchirement et, dans la lueur estompée des cierges, le chant des orgues et la voix du prêtre qui le précise : “Accueillez, Seigneur, l’âme de votre servante Nicole…”
Tout à l’heure, ce sera, en caravane silencieuse, le cortège des voitures vers La Châtre où, en présence d’une foule nouvelle, aura lieu l’inhumation.
Qu’importent les montagnes de fleurs et les innombrables témoignages de sympathie et les condoléances et même ces larmes d’émotion sincères sur des visages amis !
Nicole n’est plus…
L’Horizon se borne là, pour l’instant…
Il va falloir à ceux qui restent un grand courage pour vivre en ce monde avec son seul souvenir, les images fragiles de sa beauté sous la coiffe du Berry, les échos fidèles du chant de sa vielle et le seul espoir, qu’ailleurs, rien n’est fini…

J.-L. Boncoeur


Nicole était ancienne élève du Lycée George Sand où elle a fait sa classe de philo en 1953/54. Elle est décédée des suites d’un accident de la route le 12 août 1958.
A sa mémoire Jean-Louis Boncoeur a écrit dans l’Echo du Berry le trés bel hommage que nous reproduisons ci-dessus.

 



Les amis qui nous ont quittés…

Marcelle ALBAFOUILLE-PHILIPPON
Alice APAIRE-DEVILLE
Marie-Christine AUBOURG-CHAUSSÉ
René AUFRÈRE
Louis AUPART
Jean AUSSURE
Jacques AUTOUR
Jeanine ALLORENT-PIGNOT
Jean-François BALLEREAU
Robert BALLEREAU
Léone BONARD
Marie BONCOEUR-LÉVÊQUE
Gaston BOUBET
Jean BOUILLY
Camille CARRION
Bernard CHANTEMILANT
Jeanne CHARRAUD
Jane CHARTIER-FOURATIER
Jean-Claude COLLÉ
Lucienne COLLÉ
René CONSTANTINI
Maurice COUVRET
Roger DARRAUD
Pierre DÉDOLIN
Nicole FLISSEAU-RENOUVELLE
Marguerite FOUCHET
Micheline de FREITAS-JALLERAT
Marcel GAMBEAU
Jean GOMBEAU
Pierre GUILLEMAIN
Michel JALLERAT
Henri LABARRE
Gaston LANGLOIS
Robert LANGLOIS
Françoise LASSALLE
Jacques “Coco” LAUREY
Solange LAVERGNE-BRUNEAU
Abbé André LUNEAU
Marcelle MARIN-BARTMAN
Michel MARIN
François MAYET
Lucienne MICHAUD-PLAUD
Etienne MOMOT
Pierre NÉRAUD DE BOISDEFFRE
Jean PERRICHON
Guy PIAT
Serge PIAT
Madeleine PIGOIS
Jean PINOT
Roland PIROT
Eugène RABOISSON
Solange RAVEAU-LÉONET
Jean ROLLAND

rie-Louise SAVIGNAT
Pi
erre SELLERON
Jeanne TOURY
François VACHER
Colette VESSEREAU-PETITPEZ
Théophile YVERNAULT
Jeanne ZEILER-ROBIN
Pierre-Victor YVERNAULT

 

 



Renseignements utiles et Remerciements

Renseignements utiles

A ce bulletin est joint une fiche d’adhésion ou de renouvellement d’adhésion à l’Amicale.
Si vous égarez cette fiche, ce n’est pas grave, vous pouvez envoyer quand même votre chèque à Marie-Christine MARAIS-CHAUVET, Trésorière, 6 rue Schoelcher – 75014 Paris..

Le montant de la cotisation est de :
– 23 Euros pour une personne,
– 30 Euros pour un couple,
– 8 Euros pour les jeunes de moins de 30 ans

Souscription à l’ouvrage du Centenaire : …….. x 25€ = ……… € (Chèque à l’ordre de l’AECLC)

Les dons sont laissés à votre appréciation.

Les adresses des membres du Bureau et du Conseil d’Administration, ainsi que de tous les adhérents figurent dans ce bulletin ; vous pouvez ainsi entrer en contact direct avec eux.

Le site web de l’Amicale – http://www.aeclc.org – vous permet de consulter les bulletins des six dernières années et de nombreuses archives concernant la vie de l’Amicale depuis 1908, date de sa fondation, notamment plus de 150 photos de classe. N’hésitez pas à le regarder en famille, avec vos enfants et petits-enfants ! Vous pourrez vous y retrouver, ainsi que vos anciens et anciennes camarades de classe.


Remerciements

Le Conseil d’Administration tient à remercier :

  • La Municipalité de La Châtre pour son soutien
  • Les annonceurs, notamment ceux qui ne sont pas anciens élèves, qui ont permis par leur publicité la parution de ce bulletin réalisé avec la coopération de l’Imprimerie George Sand.
  • Jean-Charles Saboureux pour sa coopération dans le développement du site internet.
  • Jil Bahiaoui pour son aide précieuse à la mise à jour du fi chier informatique de l’Amicale.
  • Claude Augereau et Josianne Moreau pour leur travail d’archives photographiques.
  • L’Echo du Berry et le Berry Républicain.

Cher(e)s ami(e)s,
Nous espérons que vous avez eu plaisir à parcourir ce bulletin spécial de notre Amicale qui a été distribué gratuitement.
Mais, malgré les collaborations bénévoles et les généreux concours, son coût reste élevé.
Votre adhésion et votre contribution seraient donc les bienvenues auprès de notre Trésorière :
Marie-Christine MARAIS-CHAUVET – 6, rue Schoelcher – 75014 Paris